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Interview : Shona Whyte, langues secondes interactives

Shona Whythe

Shona Whyte, est maître de conférence en anglais à la faculté des lettres de l’Université de Nice Sophia-Antipolis (UNS). En tant qu’acquisitionniste, elle se passionne pour les processus d’apprentissages, et plus particulièrement les stratégies mises en place dans l’acquisition des langues vivantes à l’aide de nouvelles technologies.

Mme Whyte, pouvez-vous vous présenter et nous décrire vos champs de recherche ?

Shona Whyte : Je suis maître de conférence en anglais à la faculté des lettres de l’UNS. Je fais de la langue orale et de la traduction. J’interviens également à l’IUFM de Nice et je fais des cours de didactique des langues et d’utilisation des TICE (Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Education) dans l’enseignement des langues, auprès des futurs professeurs des écoles ou des établissements d’enseignement secondaire.

Pour ce qui concerne mes thèmes de recherche, il porte sur ma spécialité d’acquisitionniste. J’ai en effet une formation en sciences du langage et je m’intéresse de près à l’acquisition des langues secondes. Plus récemment j’ai porté mon regard de chercheuse sur cette acquisition à l’aide des nouvelles technologies. Mes travaux couvrent également sur la formation aux nouvelles technologies des enseignants dans la perspective de l’apprentissage des langues. Je pense en effet qu’il s’agit d’une voie à suivre pour aider les enseignants à produire des élèves capables d’utiliser la langue.

Interview Shona Whyte

Comment avez-vous été amenée à vous intéresser aux TBI ?

Shona Whyte : Je me suis intéressée aux TBI récemment dans le cadre d’un projet européen intitulé iTILT (interactive Technologies in Language Teaching – Technologies interactive pour l’enseignement des langues). Il s’agit d’un projet européen qui dure sur deux ans, de 2011 à 2013 et ui porte sur l’apprentissage tout au long de la vie (en primaire, secondaire, à l’université ou dans les formations d’adultes). Le projet implique sept pays européens, dont six recueillent des projets de classe. Nous nous sommes intéressés à la façon d’enseigner les langues vivantes justement à l’aide de TBI. Nous formons des enseignants à leur utilisation. Une fois celle-ci faite, nous suivons les enseignants dans leurs pratiques de classe par deux fois. Nous nous appuyons sur un regard croisé composé du point de la formatrice et chercheuse, et du point de vue de l’enseignant. Puis nous partageons ces recherches sur le site iTilt.

Quel regard portez-vous sur l’utilisation des tableaux blancs interactifs dans le domaine de l’apprentissage des langues ?

Shona Whyte : J’avais quelques réticences initialement, car on voit passer toutes sortes de choses dans les TICE, qui ne sont pas du tout utilisables en cours. Mais j’ai eu l’occasion de travailler sur ce projet et de constater l’intérêt du TBI. De nos jours ceux-ci ont une prise en main et une utilisation très facile. J’ai été séduite par le fait qu’on n’est pas obligé de maîtriser l’outil pour l’utiliser. On peut faire passer les élèves très facilement au tableau : je l’ai fait en primaire où nous avons tout de suite travaillé. On vérifiait que les élèves étaient à l’aise pour manipuler les objets.

De fait le logiciel SMART Notebook est des plus intuitifs, et il ne plante pas ; au début c’est un peu intimidant, car on voit qu’il y a beaucoup d’icones et d’outils. Mais la prise en main du TBI SMART s’avère très facile et très intuitive. Encore une fois, dans l’optique d’une utilisation en classe, une maîtrise technique trop élevée chez l’enseignant peut dissuader les autres.

Le fait de disposer d’un logiciel très intuitif, de pouvoir très facilement passer d’un navigateur à une page SMART Notebook, ou encore d’un logiciel à l’autre participe à la sensation de simplicité d’usage. Par ailleurs, les versions PC et Mac sont compatibles, ce qui est très important pour moi. Les fonctionnalités sont similaires d’un OS à l’autre. Il m’est par ailleurs arrivé de faire une formation dans une école où l’enseignant n’a pas la main sur ce qui est installé sur sa machine. Il disposait donc d’une vieille version du logiciel. Or la rétrocompatibilité fonctionne parfaitement. Par ailleurs, on trouve de nombreux exemples sur le site de SMART, ce qui peut aider les enseignants à se lancer. La disponibilité des ressources, des exemples et des séances préparées permet d’aider les enseignants à commencer et de leur montrer ce qu’il est possible de faire avant de démarrer.

Pour en savoir plus : http://www.itilt.eu

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